"Les PNC sont complètement exclus des textes d'accords du projet Boost", poursuit Christophe Pillet délégué SNPNC, appelant au retrait du texte qui prévoit de 40 à 50% d'économie PNC dans la nouvelle compagnie - Photographe : Virginie Valdois Air France
"J'ai eu la même impression que les jours précédant la chemise arrachée, confie un représentant syndical PNC, présent à la table du comité centrale d'entreprise d'Air France, jeudi 23 février 2017. La tension monte toujours plus, rendant la situation totalement explosive."
Cette nouvelle semaine des plus agitées aura vu du côté d'Air France les pilotes s'exprimer majoritairement en faveur du projet Boost et donc sur la création d'une nouvelle compagnie externe à coûts réduits.
Dans la foulée, leur syndicat majoritaire, le SNPL, a indiqué qu'il ne signerait malgré tout pas le texte d'accord en l'état, laissant la situation dans le flou.
Les hôtesses et les stewards, tout aussi concernés que leurs collègues par le projet, considèrent toujours autant qu'ils sont les grands perdants des négociations.
A la suite du vote des pilotes, les différents syndicats des navigants commerciaux d'Air France se sont réunis le 21 février 2017 pour dénoncer "l'externalisation et la filialisation" de leur profession.
"Rien de nouveau sous le soleil syndical : les pilotes managent leur destin et leurs intérêts, rien d'étonnant. Nous sommes témoins de plusieurs réactions violentes à l'égard des pilotes, suite au résultat de cette consultation, réagit Eric Chauvel, vice-président de l'Unac, troisième syndicat majoritaire PNC.
Il ne faut pas se tromper de cible, les responsables siègent à la direction".
Cette nouvelle semaine des plus agitées aura vu du côté d'Air France les pilotes s'exprimer majoritairement en faveur du projet Boost et donc sur la création d'une nouvelle compagnie externe à coûts réduits.
Dans la foulée, leur syndicat majoritaire, le SNPL, a indiqué qu'il ne signerait malgré tout pas le texte d'accord en l'état, laissant la situation dans le flou.
Les hôtesses et les stewards, tout aussi concernés que leurs collègues par le projet, considèrent toujours autant qu'ils sont les grands perdants des négociations.
A la suite du vote des pilotes, les différents syndicats des navigants commerciaux d'Air France se sont réunis le 21 février 2017 pour dénoncer "l'externalisation et la filialisation" de leur profession.
"Rien de nouveau sous le soleil syndical : les pilotes managent leur destin et leurs intérêts, rien d'étonnant. Nous sommes témoins de plusieurs réactions violentes à l'égard des pilotes, suite au résultat de cette consultation, réagit Eric Chauvel, vice-président de l'Unac, troisième syndicat majoritaire PNC.
Il ne faut pas se tromper de cible, les responsables siègent à la direction".
"Pas d'autre alternative que le conflit"
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"Les sept organisations professionnelles PNC s'opposeront par tous les moyens possibles à ce qui représente une menace sans précédent sur notre profession et nos emplois", prévient dans un bref communiqué l'intersyndicale PNC.
Appelé à faire un point sur la situation du côté des PNC, Christophe Pillet, délégué SNPNC, reste amer : "A quatre jours de la fin des négociations, nous sommes pessimistes, la situation est explosive.
Nos propositions et solutions ne sont pas prises en compte, et les textes d'accord que la direction nous transmet oublient encore le chapitre sur la rémunération". Pour ces raisons, l'intersyndicale ne se rend plus aux négociations plénières, à l'exception de l'Unac.
"Les PNC sont complètement exclus des textes d'accords du projet Boost, poursuit Christophe Pillet, appelant au retrait du texte qui prévoit de 40 à 50% d'économie PNC dans la nouvelle compagnie.
Salaire minimum tout au long de la carrière : l'entreprise est trop gourmande et s'oriente vers une solution de dumping sociale à la Ryanair".
"Le maintien du projet tel qu'il est actuellement décliné, ne nous laisse pas d'autre alternative que le conflit,, préviennent de leur côté Françoise Redolfi, présidente de l'UNSA-SMAF PNC et David Lanfranchi, président du SNPNC, dans une lettre adressée à Jean-Marc Janaillac, PDG d'Air France-KLM.
Solution très certainement préjudiciable pour l'image de notre entreprise, mais qui est à la hauteur de la menace que vous faites peser sur notre profession".
Appelé à faire un point sur la situation du côté des PNC, Christophe Pillet, délégué SNPNC, reste amer : "A quatre jours de la fin des négociations, nous sommes pessimistes, la situation est explosive.
Nos propositions et solutions ne sont pas prises en compte, et les textes d'accord que la direction nous transmet oublient encore le chapitre sur la rémunération". Pour ces raisons, l'intersyndicale ne se rend plus aux négociations plénières, à l'exception de l'Unac.
"Les PNC sont complètement exclus des textes d'accords du projet Boost, poursuit Christophe Pillet, appelant au retrait du texte qui prévoit de 40 à 50% d'économie PNC dans la nouvelle compagnie.
Salaire minimum tout au long de la carrière : l'entreprise est trop gourmande et s'oriente vers une solution de dumping sociale à la Ryanair".
"Le maintien du projet tel qu'il est actuellement décliné, ne nous laisse pas d'autre alternative que le conflit,, préviennent de leur côté Françoise Redolfi, présidente de l'UNSA-SMAF PNC et David Lanfranchi, président du SNPNC, dans une lettre adressée à Jean-Marc Janaillac, PDG d'Air France-KLM.
Solution très certainement préjudiciable pour l'image de notre entreprise, mais qui est à la hauteur de la menace que vous faites peser sur notre profession".
"Au bord du gouffre"
Ce bourbier social s'est envenimé jeudi 23 février 2017 avec une nouvelle polémique sur l'augmentation des salaires des 14 membres du comité exécutif d'Air France, de 18, 40 ou 67 % sur l'année 2016, selon les sources.
"Franchement, dans un contexte de bénéfices, il n'y a rien de choquant en soi à ce qu'ils s'augmentent, confie un steward.
Mais alors qu'on demande des efforts aussi importants aux PNC, cela tourne à la provocation, voir au scandale".
"La direction multiplie les provocations. On a joué le jeu des négociations, mais pas eux", estime Christophe Pillet.
Il va même plus loin : "C'est surréaliste de refuser la paix sociale".
A quatre jours de la fin des négociations entre PNC et direction, l'ensemble des syndicats qui les représentent se montre pessimiste.
A l'image d'Eric Chauvel, de l'Unac : "Nous sommes au bord du gouffre, mais ensemble nous allons faire un grand pas en avant".
"Franchement, dans un contexte de bénéfices, il n'y a rien de choquant en soi à ce qu'ils s'augmentent, confie un steward.
Mais alors qu'on demande des efforts aussi importants aux PNC, cela tourne à la provocation, voir au scandale".
"La direction multiplie les provocations. On a joué le jeu des négociations, mais pas eux", estime Christophe Pillet.
Il va même plus loin : "C'est surréaliste de refuser la paix sociale".
A quatre jours de la fin des négociations entre PNC et direction, l'ensemble des syndicats qui les représentent se montre pessimiste.
A l'image d'Eric Chauvel, de l'Unac : "Nous sommes au bord du gouffre, mais ensemble nous allons faire un grand pas en avant".