
Le tourisme durable gagne du terrain, mais peine à s'imposer dans les choix de voyage - Depositphotos @22ImagesStudio
Lors du webinaire présentant la troisième édition du baromètre sur le tourisme durable, Lydia Della Vittoria, responsable marketing et communication chez Flower Campings, et Nathan Dupin, Insight Manager chez Discurv, ont partagé les principaux enseignements de cette étude.
"Aujourd'hui, nous disposons d'un baromètre sur le tourisme durable qui nous permet de parler du comportement des Français avec certitude, avec 1 000 personnes représentatives des Français de 18 à 65 ans en termes de sexe, d'âge, de CSP et de région", explique Nathan Dupin.
Menée du 17 au 24 février 2025, cette enquête met en lumière l'évolution des mentalités et des pratiques en matière de tourisme durable.
"Aujourd'hui, nous disposons d'un baromètre sur le tourisme durable qui nous permet de parler du comportement des Français avec certitude, avec 1 000 personnes représentatives des Français de 18 à 65 ans en termes de sexe, d'âge, de CSP et de région", explique Nathan Dupin.
Menée du 17 au 24 février 2025, cette enquête met en lumière l'évolution des mentalités et des pratiques en matière de tourisme durable.
Une notoriété grandissante, mais des pratiques encore timides
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Le premier constat marquant de ce baromètre est la montée en notoriété du concept de tourisme durable.
"Aujourd'hui, un tiers des Français (33%) voient très bien de quoi il s'agit, soit une progression de 4 points par rapport à 2024 et de 8 points par rapport à 2023", souligne Nathan Dupin. En additionnant ceux qui voient "vaguement" de quoi il s'agit, ce chiffre atteint 71%.
Toutefois, si la connaissance progresse, l'application dans les choix de voyage reste limitée. "Certes, on le connaît de mieux en mieux, mais est-ce qu'on agit ? Eh bien, pas tant que ça", nuance-t-il.
Près de 46% des Français affirment ne pas prendre en compte le critère durable dans la planification de leurs vacances, préférant se focaliser sur le coût, les activités et l'hébergement.
Autre tendance forte de cette édition : la volonté croissante de voyager à l'étranger.
En 2025, 35% des Français envisagent de partir à l'international, une hausse spectaculaire de 13 points par rapport à 2024. "Cette dynamique peut entraîner une augmentation de l'usage de l'avion, un mode de transport peu éco-responsable", alerte Nathan Dupin.
En effet, l'avion progresse de 9 points cette année, atteignant un tiers des intentions de voyage, soit trois fois plus que le train. "Le train ne répond pas toujours aux attentes des voyageurs, notamment en termes de flexibilité et d'autonomie sur place", précise Lydia Della Vittoria.
Par ailleurs, 76% des Français privilégieront la voiture pour des séjours en France, confirmant la difficulté à imposer des alternatives plus écologiques.
"Aujourd'hui, un tiers des Français (33%) voient très bien de quoi il s'agit, soit une progression de 4 points par rapport à 2024 et de 8 points par rapport à 2023", souligne Nathan Dupin. En additionnant ceux qui voient "vaguement" de quoi il s'agit, ce chiffre atteint 71%.
Toutefois, si la connaissance progresse, l'application dans les choix de voyage reste limitée. "Certes, on le connaît de mieux en mieux, mais est-ce qu'on agit ? Eh bien, pas tant que ça", nuance-t-il.
Près de 46% des Français affirment ne pas prendre en compte le critère durable dans la planification de leurs vacances, préférant se focaliser sur le coût, les activités et l'hébergement.
Autre tendance forte de cette édition : la volonté croissante de voyager à l'étranger.
En 2025, 35% des Français envisagent de partir à l'international, une hausse spectaculaire de 13 points par rapport à 2024. "Cette dynamique peut entraîner une augmentation de l'usage de l'avion, un mode de transport peu éco-responsable", alerte Nathan Dupin.
En effet, l'avion progresse de 9 points cette année, atteignant un tiers des intentions de voyage, soit trois fois plus que le train. "Le train ne répond pas toujours aux attentes des voyageurs, notamment en termes de flexibilité et d'autonomie sur place", précise Lydia Della Vittoria.
Par ailleurs, 76% des Français privilégieront la voiture pour des séjours en France, confirmant la difficulté à imposer des alternatives plus écologiques.
Une prise de conscience qui s'exprime sur place
Si la préparation des voyages n'intègre pas encore pleinement le critère durable, une fois sur place, les Français tendent à adopter des comportements plus responsables.
"67% des voyageurs déclarent vouloir se tourner vers des activités éco-responsables, et ce chiffre monte à 74% chez ceux qui partent à l'étranger ou en avion", explique Nathan Dupin.
De plus, 47% des vacanciers souhaitent limiter l'usage de la voiture sur place au profit de modes de transport plus doux.
Les hébergements touristiques ont un rôle majeur à jouer dans cette transition. 57% des Français considèrent les campings comme les hébergements les plus compatibles avec le tourisme durable, mais 52% estiment que les actions des hébergeurs ne sont pas assez mises en avant.
Trois défis s’imposent alors : mieux communiquer sur leurs engagements, renforcer la sensibilisation des vacanciers et valoriser les labels existants.
Le besoin de pédagogie reste crucial, puisque 57% des voyageurs déclarent ne pas intégrer la dimension écoresponsable dans leurs choix par manque d'information, plutôt que par manque d'envie.
"67% des voyageurs déclarent vouloir se tourner vers des activités éco-responsables, et ce chiffre monte à 74% chez ceux qui partent à l'étranger ou en avion", explique Nathan Dupin.
De plus, 47% des vacanciers souhaitent limiter l'usage de la voiture sur place au profit de modes de transport plus doux.
Les hébergements touristiques ont un rôle majeur à jouer dans cette transition. 57% des Français considèrent les campings comme les hébergements les plus compatibles avec le tourisme durable, mais 52% estiment que les actions des hébergeurs ne sont pas assez mises en avant.
Trois défis s’imposent alors : mieux communiquer sur leurs engagements, renforcer la sensibilisation des vacanciers et valoriser les labels existants.
Le besoin de pédagogie reste crucial, puisque 57% des voyageurs déclarent ne pas intégrer la dimension écoresponsable dans leurs choix par manque d'information, plutôt que par manque d'envie.
Flower Campings renforce son engagement avec un Manifeste RSE
Conscient des défis du tourisme durable et de la nécessité d’une transition écologique, Flower Campings renforce son engagement en lançant son Manifeste RSE.
Ce plan repose sur 20 critères exigeants et s’articule autour de trois axes : la sensibilisation des collaborateurs et vacanciers aux éco-gestes, la réduction de l’empreinte écologique des campings grâce à une meilleure gestion des ressources et des déchets, ainsi que la promotion d’une consommation responsable en privilégiant les circuits courts et les produits éco-labellisés.
Avec cette initiative, Flower Campings entend faire du camping un modèle accessible et concret de tourisme durable, conciliant plaisir des vacances et respect de l’environnement.
Ce plan repose sur 20 critères exigeants et s’articule autour de trois axes : la sensibilisation des collaborateurs et vacanciers aux éco-gestes, la réduction de l’empreinte écologique des campings grâce à une meilleure gestion des ressources et des déchets, ainsi que la promotion d’une consommation responsable en privilégiant les circuits courts et les produits éco-labellisés.
Avec cette initiative, Flower Campings entend faire du camping un modèle accessible et concret de tourisme durable, conciliant plaisir des vacances et respect de l’environnement.