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TourMaG - Vous avez rencontré la Ministre déléguée en charge du tourisme, Nathalie Delattre à l'occasion du salon Rendez-vous en France qui se tenait jusqu'au 2 avril à Lyon, l'occasion pour vous d'évoquer la vente de la France ?
Valérie Boned : Tout d'abord je voulais souligner que j'ai pu bénéficier du seul rendez-vous en tête à tête avec la Ministre Nathalie Delattre, programmé à l'occasion de l'inauguration du salon.
Nous avons passé une demi-heure ensemble. Mon but, puisque nous étions sur le salon Rendez-vous en France, c'était de lui parler de ce que nous faisons sur la France. Les Entreprises du Voyage qui sont partenaires d'Atout France, ont répondu à un appel à manifestation d'intérêt (AMI), que nous avons remporté et qui nous a permis de vraiment développer, et déployer notre valeur sur la France. C'était une de mes volontés lorsque j'ai pris la présidence du syndicat.
Je tiens aussi à saluer le travail mené par le conseil du voyage en France et particulièrement Patricia Linot et Michelle Kunegel qui pilotent cette commission.
Nous avons de nombreux adhérents qui produisent et vendent la France sur différents segments : FIT, groupes, ou MICE. Mais il n'y avait pas de visibilité de cette offre à l'extérieur de façon dynamique.
A lire aussi : EDV : le Conseil du voyage en France déroule une feuille de route ambitieuse
Mise en relation de la plateforme Ty-Win avec les bureaux Atout France à l'étranger

Valérie Boned : L'appel d'offres nous a permis de réaliser une cartographie des acteurs du voyage qui mettent en marché la France (en Métropole et dans les Outre-mer).
Il s'agit d'un travail d'identification des opérateurs du voyage en France : identifier leur poids économique, leurs marchés ciblés, ou encore le nombre de salariés de la filière...
Mais ce n'est pas le seul intérêt. L'objectif est aussi de montrer quels sont leurs marchés de prédilection et quels sont les types de produits proposés en fonction de ces cibles et de ces marchés.
C'est vraiment d'avoir une lecture avec l'analyse de ce que recherche chacun des marchés émetteurs par rapport à la destination France.
TourMaG - La question est aussi de savoir comment rendre visible cette offre...
Valérie Boned : Oui et c'est le deuxième étage de la fusée. L'appel d'offres a permis d'actionner un autre levier : la mise en relation de la plateforme Ty-Win avec les bureaux Atout France à l'étranger. La plateforme permet d'avoir cette offre, de la rendre visible, accessible et commercialisable. Elle permet à ceux qui produisent et à ceux qui distribuent, qu'ils soient internationaux ou français, d'aller regarder et de faire leur marché.
Nous avons désormais un outil où l'on retrouve l'offre totale des intermédiaires privés. Ensuite nous avons formé par l'intermédiaire de Ty-Win, 90% des bureaux situés à l'étranger d'Atout France à cette plateforme. Notre ambition est de pouvoir aller chercher les produits qui conviennent au marché. Nous ne vendons pas les mêmes produits à un Japonais qu'à un Américain.
Tout est opérationnel aujourd'hui. Une agence étrangère qui va sur la plateforme en fonction de la requête qu'elle fait, elle trouvera des produits. Des réceptifs français peuvent mettre leurs produits sur cette plateforme, et les territoires peuvent aussi le faire, ce n'est pas exclusif.
Pour moi, c'est la première fois que nous réussissons à mettre un tel outil en place, dans lequel nous avons l'offre visible.
"Il faut que les territoires travaillent aussi en partenariat avec les agences"
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TourMaG - Comment aller encore plus loin avec les territoires ?
Valérie Boned : La Ministre Nathalie Delattre a la volonté de donner la même chance à tous les territoires, et de mettre aussi en valeur ceux qui sont moins fréquentés.
Les pouvoirs publics et la volonté politique doivent être coordonnés avec notre force de frappe. Les opérateurs de voyages ont une capacité à faire des produits plus sophistiqués que simplement prendre un hébergement et le revendre. L'objectif, c'est d'avoir de la valeur ajoutée, c'est d'avoir une valeur expérientielle.
Ce que nous savons faire pour vendre des voyages à l'étranger, nous savons aussi le faire pour vendre la France autrement. Simplement, il faut que les territoires travaillent aussi en partenariat avec les agences, qu'ils aient ce réflexe même, ce qui n’est pas forcément le cas partout.
Nous travaillons très bien avec certains territoires qui s'appuient sur le réseau privé pour la production et la distribution des offres. D'autres ne s'inscrivent pas du tout dans cette culture.
C'est tout cela qu'il faut développer. Aux EDV, nous avons des adhérents, qui "font" la France, nous voulons les rendre visibles, nous voulons qu'ils puissent avoir mieux accès aux marchés étrangers pour se vendre, et puis nous voulons que ceux qui distribuent pensent aussi à distribuer la France, comme des produits, des circuits... comme des forfaits, quels qu'ils soient, étrangers, pas étrangers, peu importe la destination, c'est notre valeur ajoutée.
Valérie Boned : La Ministre Nathalie Delattre a la volonté de donner la même chance à tous les territoires, et de mettre aussi en valeur ceux qui sont moins fréquentés.
Les pouvoirs publics et la volonté politique doivent être coordonnés avec notre force de frappe. Les opérateurs de voyages ont une capacité à faire des produits plus sophistiqués que simplement prendre un hébergement et le revendre. L'objectif, c'est d'avoir de la valeur ajoutée, c'est d'avoir une valeur expérientielle.
Ce que nous savons faire pour vendre des voyages à l'étranger, nous savons aussi le faire pour vendre la France autrement. Simplement, il faut que les territoires travaillent aussi en partenariat avec les agences, qu'ils aient ce réflexe même, ce qui n’est pas forcément le cas partout.
Nous travaillons très bien avec certains territoires qui s'appuient sur le réseau privé pour la production et la distribution des offres. D'autres ne s'inscrivent pas du tout dans cette culture.
C'est tout cela qu'il faut développer. Aux EDV, nous avons des adhérents, qui "font" la France, nous voulons les rendre visibles, nous voulons qu'ils puissent avoir mieux accès aux marchés étrangers pour se vendre, et puis nous voulons que ceux qui distribuent pensent aussi à distribuer la France, comme des produits, des circuits... comme des forfaits, quels qu'ils soient, étrangers, pas étrangers, peu importe la destination, c'est notre valeur ajoutée.