
Xavier Roze, le gérant d'Evasion Ensemble (Voyageons Ensemble) à Lille, a été condamné à 5 ans de prison, dont 2 avec sursis, par le Tribunal correctionnel de Saint-Omer - DepositPhotos.com, MicEnin
Le verdict est tombé. Xavier Roze, le gérant d'Evasion Ensemble (Voyageons Ensemble) à Lille, a été reconnu coupable, le 2 avril 2025, de l'intégralité des faits qui lui sont reprochés.
Il a été condamné à 5 ans de prison, dont 2 avec sursis, par le Tribunal correctionnel de Saint-Omer, à l'interdiction définitive de gérer une entreprise, ainsi que de gérer une entreprise ayant un rapport ayant conduit aux infractions.
Il doit également rembourser toutes les victimes et payer le Trésor Public.
Sous contrôle judiciaire depuis octobre dernier, le prévenu est incarcéré depuis le 6 février 2025, suite à un mandat de dépôt. Il est ainsi maintenu en détention et dispose de 10 jours pour faire appel.
Lire aussi : Voyageons Ensemble, Evasion Ensemble : près de 200 clients sur le carreau !🔑
Il a été condamné à 5 ans de prison, dont 2 avec sursis, par le Tribunal correctionnel de Saint-Omer, à l'interdiction définitive de gérer une entreprise, ainsi que de gérer une entreprise ayant un rapport ayant conduit aux infractions.
Il doit également rembourser toutes les victimes et payer le Trésor Public.
Sous contrôle judiciaire depuis octobre dernier, le prévenu est incarcéré depuis le 6 février 2025, suite à un mandat de dépôt. Il est ainsi maintenu en détention et dispose de 10 jours pour faire appel.
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Près de 180 voyageurs concernés par l'escroquerie
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Pour rappel, Xavier Roze était accusé d'escroquerie, de contrefaçon ou falsification de chèque et d'exécution d'un travail dissimulé en récidive.
Lors du procès, qui s'est ouvert le 1er avril 2025, l'audience a fait salle comble.
Ils étaient, en effet, près de 180 voyageurs, originaires des Hauts-de-France, à avoir versé des acomptes à Evasion Ensemble ou Voyage Ensemble pour un séjour à New York ou à Lloret de Mar fin 2023. Des sociétés que ces clients avaient connues en suivant les pages Facebook animées par Xavier Roze.
Mais leur désir de vacances a tourné court, car l'agence ne disposait ni d'une immatriculation au registre des opérateurs de voyages et de séjours d'Atout France, ni d'une garantie financière, ni d'une assurance de RC Pro...
Carole, une cliente, nous avait raconté au moment des faits : "Je suivais depuis longtemps la page Voyageons Ensemble animée par Xavier R. Un jour il propose un voyage à New York pour 1 000 €. Avec 5 autres amis cela nous a intéressés, et nous nous sommes rendus à une réunion organisée dans un restaurant en janvier 2023, pour en savoir davantage."
Séduits, ils décident de payer l'acompte de 15% pour valider leur inscription pour le voyage qui se déroulera en mars 2024. "Sur place, nous retrouvons de nombreuses personnes qui sont déjà partis avec Xavier R., cela nous semblait sérieux." nous expliquait-elle.
A l'issue de cette réunion, certains clients repartent avec le contrat signé, et d'autres non, "faute de temps. Les participants étaient nombreux", nous explique Carole, qui se rend compte finalement que le contrat est au nom, non pas de Voyageons Ensemble mais d'Evasion Ensemble, une entreprise tunisienne détenue à 51% par Aymem Omrani, et à 49% par Xavier Roze.
Lors du procès, qui s'est ouvert le 1er avril 2025, l'audience a fait salle comble.
Ils étaient, en effet, près de 180 voyageurs, originaires des Hauts-de-France, à avoir versé des acomptes à Evasion Ensemble ou Voyage Ensemble pour un séjour à New York ou à Lloret de Mar fin 2023. Des sociétés que ces clients avaient connues en suivant les pages Facebook animées par Xavier Roze.
Mais leur désir de vacances a tourné court, car l'agence ne disposait ni d'une immatriculation au registre des opérateurs de voyages et de séjours d'Atout France, ni d'une garantie financière, ni d'une assurance de RC Pro...
Carole, une cliente, nous avait raconté au moment des faits : "Je suivais depuis longtemps la page Voyageons Ensemble animée par Xavier R. Un jour il propose un voyage à New York pour 1 000 €. Avec 5 autres amis cela nous a intéressés, et nous nous sommes rendus à une réunion organisée dans un restaurant en janvier 2023, pour en savoir davantage."
Séduits, ils décident de payer l'acompte de 15% pour valider leur inscription pour le voyage qui se déroulera en mars 2024. "Sur place, nous retrouvons de nombreuses personnes qui sont déjà partis avec Xavier R., cela nous semblait sérieux." nous expliquait-elle.
A l'issue de cette réunion, certains clients repartent avec le contrat signé, et d'autres non, "faute de temps. Les participants étaient nombreux", nous explique Carole, qui se rend compte finalement que le contrat est au nom, non pas de Voyageons Ensemble mais d'Evasion Ensemble, une entreprise tunisienne détenue à 51% par Aymem Omrani, et à 49% par Xavier Roze.
Escroquerie "Evasion Ensemble" : les EDV, parties civiles à l'audience
Tout bascule ensuite lorsque certains personnes qui semblaient proches de Xavier Roze, indiquent sur les réseaux sociaux "se désolidariser de lui pour raisons personnelles".
Puis tout s'enchaîne : une cliente qui avait réservé un voyage par ce même intermédiaire fait savoir sur Facebook que son voyage à Lloret de Mar en Espagne a été annulé la veille, l'entreprise ayant déposé le bilan.
Les participants se rendent compte alors qu'il n'y aura pas de voyage, ni à New York, ni à Lloret. Et impossible alors de récupérer les acomptes...
Aujourd'hui, la justice a tranché. "Le CDMV suivait ce dossier depuis 3 ou 4 ans. La commission commerce illégal des EDV aussi. Nous sommes satisfaits du verdict, commente Jean-Charles Franchomme, président du CDMV (Collectif de Défense des Métiers du Voyage).
Nous souhaitons alerter les voyageurs des dangers de passer par des opérateurs non immatriculés et nous voulons aussi défendre la profession bien sûr".
Dès 2021, Les Entreprises du Voyage avaient alerté les services de l’Etat et mené une action auprès de la direction départementale de la protection des populations (DDPP), équivalent de la DGCCRF au niveau départemental, sur les agissements de Xavier Roze.
Les EDV avaient également engagé une action pénale devant le tribunal judiciaire de Saint-Omer. La saisine du tribunal datait de 2022, mais cette action n'avait pas abouti.
Dans le cadre de ce procès, les EDV se sont portées parties civiles à l'audience. Le syndicat recevra, de son côté, 1 000 euros de dommages et intérêts et 750 euros de frais.
Puis tout s'enchaîne : une cliente qui avait réservé un voyage par ce même intermédiaire fait savoir sur Facebook que son voyage à Lloret de Mar en Espagne a été annulé la veille, l'entreprise ayant déposé le bilan.
Les participants se rendent compte alors qu'il n'y aura pas de voyage, ni à New York, ni à Lloret. Et impossible alors de récupérer les acomptes...
Aujourd'hui, la justice a tranché. "Le CDMV suivait ce dossier depuis 3 ou 4 ans. La commission commerce illégal des EDV aussi. Nous sommes satisfaits du verdict, commente Jean-Charles Franchomme, président du CDMV (Collectif de Défense des Métiers du Voyage).
Nous souhaitons alerter les voyageurs des dangers de passer par des opérateurs non immatriculés et nous voulons aussi défendre la profession bien sûr".
Dès 2021, Les Entreprises du Voyage avaient alerté les services de l’Etat et mené une action auprès de la direction départementale de la protection des populations (DDPP), équivalent de la DGCCRF au niveau départemental, sur les agissements de Xavier Roze.
Les EDV avaient également engagé une action pénale devant le tribunal judiciaire de Saint-Omer. La saisine du tribunal datait de 2022, mais cette action n'avait pas abouti.
Dans le cadre de ce procès, les EDV se sont portées parties civiles à l'audience. Le syndicat recevra, de son côté, 1 000 euros de dommages et intérêts et 750 euros de frais.
Les EDV ne cachent pas leur satisfaction
Les Entreprises du Voyages ont notamment éclairé le Tribunal sur les multiples activités d’un illégal opérant via Facebook, ses sites Internet ou encore, sous couvert d’une entreprise étrangère dont il n’était pas même actionnaire...
"Le travail constant de la Commission du commerce Illégal co-dirigée par Frédéric SAVOYEN et Jean-Charles FRANCHOMME aux côtés de ses juristes Cissé DIANKA et Estelle VIDAL, a permis de sensibiliser une juridiction peu familière de cette infraction mais très à l’écoute lors des plaidoiries menées par le Cabinet EQUINOXE AVOCATS d’Emmanuelle LLOP", nous explique Guillaume Beurdeley, secrétaire général adjoint des EDV.
Cette nouvelle décision conforte les Entreprises du Voyages "dans leur défense sans relâche de la profession, mise en lumière une nouvelle fois sur la scène judiciaire tandis que le Syndicat veille et signale au quotidien les activités illégales avérées, relevés par la délégation commerce Illégal. Le sérieux de la profession et la protection des voyageurs guident en permanence les actions du Syndicat et la poursuite des entreprises ou des personnes qui bafouent ces valeurs et ternissent l’image de nos métiers" ajoute le syndicat dans un communiqué.
"Valérie Boned, Présidente des EdV et moi-même ne cachons pas notre satisfaction à voir les choses bouger. Le collectif et la pugnacité portent leurs fruits !" ajoute Guillaume Beurdeley.
"Le travail constant de la Commission du commerce Illégal co-dirigée par Frédéric SAVOYEN et Jean-Charles FRANCHOMME aux côtés de ses juristes Cissé DIANKA et Estelle VIDAL, a permis de sensibiliser une juridiction peu familière de cette infraction mais très à l’écoute lors des plaidoiries menées par le Cabinet EQUINOXE AVOCATS d’Emmanuelle LLOP", nous explique Guillaume Beurdeley, secrétaire général adjoint des EDV.
Cette nouvelle décision conforte les Entreprises du Voyages "dans leur défense sans relâche de la profession, mise en lumière une nouvelle fois sur la scène judiciaire tandis que le Syndicat veille et signale au quotidien les activités illégales avérées, relevés par la délégation commerce Illégal. Le sérieux de la profession et la protection des voyageurs guident en permanence les actions du Syndicat et la poursuite des entreprises ou des personnes qui bafouent ces valeurs et ternissent l’image de nos métiers" ajoute le syndicat dans un communiqué.
"Valérie Boned, Présidente des EdV et moi-même ne cachons pas notre satisfaction à voir les choses bouger. Le collectif et la pugnacité portent leurs fruits !" ajoute Guillaume Beurdeley.