"Cher Confrère,
Vous avez eu l’amabilité de me faire parvenir un courrier en date du 15 septembre relatif à votre position sur la signature de l’avenant au protocole d’accord de 1998 entre le SNAV et Air France.
Chaque membre du syndicat est libre de commenter ou d’analyser cet accord et ses modalités pratiques. Néanmoins, ce droit ne peut vous exonérer d’un devoir de lucidité et de réalisme, à savoir que la France est le dernier grand pays à mettre en place un nouveau modèle dans l’aérien.
L’action du SNAV en est sûrement une des raisons majeures. A savoir aussi que les négociations menées par la Commission Air ont débouché, aux dires de Michel de Blust, Secrétaire Général de l’ECTAA, sur « un bon accord qui soutient la comparaison » face aux autres marchés européens.
J’aurais pu répondre sur le fond et dans le détail à votre courrier du 15 septembre. Je n’en ferais rien dans l’immédiat, et ce pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, je vous rappelle que le Bureau exécutif du 7 juillet et le Conseil national (Présidents de Régions et Représentants des Conseils professionnels) du 8 juillet ont adopté à l’unanimité une résolution, rendue publique, évoquant notamment : « (…) le SNAV propose à Air France de signer ensemble, très prochainement, une lettre d’intention.
Elle a pour objet de valider l’ensemble des principes de la négociation actuelle, les points d’accords et les questions restant en suspens, et exprimant leur volonté partagée de valider un nouvel avenant au protocole d’accord existant. ».
Le syndicat s’est entièrement conformé à cette résolution.
Ensuite, vous comprendrez bien qu’un syndicat professionnel comme le nôtre ne peut accepter de se voir dicter sa politique sous les menaces ou les diktats, même ceux proférés par son Vice-Président que vous êtes.
D’ailleurs, je note que dans votre courrier en date du 15 septembre vous n’évoquez ni votre ultimatum concernant la dénonciation avant l’ouverture de Top Résa de la signature de l’accord, ni votre demande de démission de ma part. Et ce alors que ces deux éléments apparaissent dans vos déclarations dans la presse les 16 et 17 septembre. Est-ce donc une position personnelle de votre part ?
Que pensent vos collègues Présidents de votre position énoncée dans la presse alors que nombre d’entre eux appartiennent à des réseaux qui soutiennent cet accord et qui assistent et préparent leurs membres au nouveau modèle économique dans l’aérien.
Dès lors, j’aimerais connaître l’instance qui a adopté votre position (ultimatum et demande de démission du Président), étant donné qu’elle ne fut nullement adoptée lors de la réunion du CLAIR du 8 septembre, ni évoquée par vous-même lors du Bureau exécutif du 9 septembre. D’ailleurs, à l’occasion de cette réunion du Bureau exécutif, vous n’avez évoqué que des remarques sur la communication faite autour de cet accord, ce que j’ai dit
reconnaître.
Je suis surpris de constater que vous tentez d’instrumentaliser le syndicat et vos confrères par voie de presse, au risque d’affaiblir notre profession face à ses fournisseurs en vue de prochaines négociations. Je pensais que la défense de l’intérêt général était pour vous une priorité et le moteur de votre engagement syndical.
Enfin, soucieux du bon fonctionnement du syndicat, j’ai inscrit la question de l’accord entre le SNAV et Air France à l’ordre du jour du Conseil national du 13 octobre prochain. Nous aurons donc l’occasion d’évoquer vos menaces et ultimatum.
Restant à votre écoute,
Je vous prie d’agréer, Cher confrère, l’expression de mes salutations distinguées."
Signé
César Balderacchi
Vous avez eu l’amabilité de me faire parvenir un courrier en date du 15 septembre relatif à votre position sur la signature de l’avenant au protocole d’accord de 1998 entre le SNAV et Air France.
Chaque membre du syndicat est libre de commenter ou d’analyser cet accord et ses modalités pratiques. Néanmoins, ce droit ne peut vous exonérer d’un devoir de lucidité et de réalisme, à savoir que la France est le dernier grand pays à mettre en place un nouveau modèle dans l’aérien.
L’action du SNAV en est sûrement une des raisons majeures. A savoir aussi que les négociations menées par la Commission Air ont débouché, aux dires de Michel de Blust, Secrétaire Général de l’ECTAA, sur « un bon accord qui soutient la comparaison » face aux autres marchés européens.
J’aurais pu répondre sur le fond et dans le détail à votre courrier du 15 septembre. Je n’en ferais rien dans l’immédiat, et ce pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, je vous rappelle que le Bureau exécutif du 7 juillet et le Conseil national (Présidents de Régions et Représentants des Conseils professionnels) du 8 juillet ont adopté à l’unanimité une résolution, rendue publique, évoquant notamment : « (…) le SNAV propose à Air France de signer ensemble, très prochainement, une lettre d’intention.
Elle a pour objet de valider l’ensemble des principes de la négociation actuelle, les points d’accords et les questions restant en suspens, et exprimant leur volonté partagée de valider un nouvel avenant au protocole d’accord existant. ».
Le syndicat s’est entièrement conformé à cette résolution.
Ensuite, vous comprendrez bien qu’un syndicat professionnel comme le nôtre ne peut accepter de se voir dicter sa politique sous les menaces ou les diktats, même ceux proférés par son Vice-Président que vous êtes.
D’ailleurs, je note que dans votre courrier en date du 15 septembre vous n’évoquez ni votre ultimatum concernant la dénonciation avant l’ouverture de Top Résa de la signature de l’accord, ni votre demande de démission de ma part. Et ce alors que ces deux éléments apparaissent dans vos déclarations dans la presse les 16 et 17 septembre. Est-ce donc une position personnelle de votre part ?
Que pensent vos collègues Présidents de votre position énoncée dans la presse alors que nombre d’entre eux appartiennent à des réseaux qui soutiennent cet accord et qui assistent et préparent leurs membres au nouveau modèle économique dans l’aérien.
Dès lors, j’aimerais connaître l’instance qui a adopté votre position (ultimatum et demande de démission du Président), étant donné qu’elle ne fut nullement adoptée lors de la réunion du CLAIR du 8 septembre, ni évoquée par vous-même lors du Bureau exécutif du 9 septembre. D’ailleurs, à l’occasion de cette réunion du Bureau exécutif, vous n’avez évoqué que des remarques sur la communication faite autour de cet accord, ce que j’ai dit
reconnaître.
Je suis surpris de constater que vous tentez d’instrumentaliser le syndicat et vos confrères par voie de presse, au risque d’affaiblir notre profession face à ses fournisseurs en vue de prochaines négociations. Je pensais que la défense de l’intérêt général était pour vous une priorité et le moteur de votre engagement syndical.
Enfin, soucieux du bon fonctionnement du syndicat, j’ai inscrit la question de l’accord entre le SNAV et Air France à l’ordre du jour du Conseil national du 13 octobre prochain. Nous aurons donc l’occasion d’évoquer vos menaces et ultimatum.
Restant à votre écoute,
Je vous prie d’agréer, Cher confrère, l’expression de mes salutations distinguées."
Signé
César Balderacchi