La brochure de la discorde entre TravelGroup et Marmar/Bosphorus
Dans la dernière version de sa brochure, présentée au Salon des Vacances de Bruxelles, sur la quatrième de couverture, s'étale en grands caractères, la phrase qui fâche:
« Toutes les promotions et actualités en temps réel » suivie de l’adresse www.marmara.be.
En allant sur ce site, force est de constater qu’en plus des informations, les internautes ont la possibilité de réserver leurs séjours directement et... sans passer par une agence. En d’autres mots, les AGV qui distribuent ce catalogue participent directement à la promotion des ventes directe de Marmara et ne perçoivent donc pas la moindre rémunération pour apport de clientèle. (Cqfd !)
Pour Jean Christophe Weicker, président de Travelgroup: « Il est exact que nous avons pris la décision de ne plus vendre les produits Marmara/Bosphorus dans nos agences. Soit ce TO retire les mentions de leurs sites de vente directe reprises dans leurs brochures, soit, ce qui est préférable à notre avis, il n’accepte que des réservations effectuée via le passage par une agence. Chez Jetair et Thomas Cook, par exemple, les clients Internet doivent faire le choix d’une agence pour concrétiser leurs achats ».
Marmara refuse de jouer l'hypocrisie
Interrogé Hernando Acosta, sales & marketing manager de Marmara en Belgique: « Je regrette cette décision. Pour nous Internet est surtout un outil d’information. Je constate dans les faits que nombre d’internautes visitant notre site continuent à acheter leurs voyages via le module qui les dirige vers les agences.
Je dirai même plus. Grâce à notre présence sur le Web, nous récupérons des touristes qui ont fait le choix d’acheter sur le net. Enfin, je me refuse à jouer la carte d’une certaine hypocrisie que l’on constate chez plusieurs de mes confrères. Ceux-ci n’hésitant pas à pratiquer la vente par le net en utilisant une adresse camouflée qui cache leur véritable identité. »
Une décision qui risque d’être contagieuse
Si Rudy Verburgh, chaiman de Selectair, l’un des plus importants GIE belge, n’a pas encore d’avis précis à ce sujet, d’autres responsables de GIE ou d’agences nous ont fait part de leur réaction.
Jean Taibi directeur général de Wasteels en Belgique : « Je viens de faire retirer les brochures de Marmara des présentoirs de nos agences. Je ne distribuerai ces brochures que lorsqu’elles ne référeront plus au site de vente directe du TO. ».
Même son de cloche pour Alain Varenne, FlashTravel le plus important réseau d’AGV franchisées en Belgique : « Je n’ai rien contre les ventes directes, mais j’estime que les TO doivent choisir. Ils ne peuvent pas demander aux agences de faire la pub pour leurs propres services de vente directe».
Quant à Philippe Hagelstein, président de la commission TO du groupement Gigatour, est plus nuancé : « Je me refuse de faire des déclarations à chaud. Ma première réaction est de rappeler qu’il faut noter que la tendance aux opérations par le net est inéluctable. En ce qui concerne le dossier Marmara, nous allons l’examiner lors de notre prochaine réunion ».
« Toutes les promotions et actualités en temps réel » suivie de l’adresse www.marmara.be.
En allant sur ce site, force est de constater qu’en plus des informations, les internautes ont la possibilité de réserver leurs séjours directement et... sans passer par une agence. En d’autres mots, les AGV qui distribuent ce catalogue participent directement à la promotion des ventes directe de Marmara et ne perçoivent donc pas la moindre rémunération pour apport de clientèle. (Cqfd !)
Pour Jean Christophe Weicker, président de Travelgroup: « Il est exact que nous avons pris la décision de ne plus vendre les produits Marmara/Bosphorus dans nos agences. Soit ce TO retire les mentions de leurs sites de vente directe reprises dans leurs brochures, soit, ce qui est préférable à notre avis, il n’accepte que des réservations effectuée via le passage par une agence. Chez Jetair et Thomas Cook, par exemple, les clients Internet doivent faire le choix d’une agence pour concrétiser leurs achats ».
Marmara refuse de jouer l'hypocrisie
Interrogé Hernando Acosta, sales & marketing manager de Marmara en Belgique: « Je regrette cette décision. Pour nous Internet est surtout un outil d’information. Je constate dans les faits que nombre d’internautes visitant notre site continuent à acheter leurs voyages via le module qui les dirige vers les agences.
Je dirai même plus. Grâce à notre présence sur le Web, nous récupérons des touristes qui ont fait le choix d’acheter sur le net. Enfin, je me refuse à jouer la carte d’une certaine hypocrisie que l’on constate chez plusieurs de mes confrères. Ceux-ci n’hésitant pas à pratiquer la vente par le net en utilisant une adresse camouflée qui cache leur véritable identité. »
Une décision qui risque d’être contagieuse
Si Rudy Verburgh, chaiman de Selectair, l’un des plus importants GIE belge, n’a pas encore d’avis précis à ce sujet, d’autres responsables de GIE ou d’agences nous ont fait part de leur réaction.
Jean Taibi directeur général de Wasteels en Belgique : « Je viens de faire retirer les brochures de Marmara des présentoirs de nos agences. Je ne distribuerai ces brochures que lorsqu’elles ne référeront plus au site de vente directe du TO. ».
Même son de cloche pour Alain Varenne, FlashTravel le plus important réseau d’AGV franchisées en Belgique : « Je n’ai rien contre les ventes directes, mais j’estime que les TO doivent choisir. Ils ne peuvent pas demander aux agences de faire la pub pour leurs propres services de vente directe».
Quant à Philippe Hagelstein, président de la commission TO du groupement Gigatour, est plus nuancé : « Je me refuse de faire des déclarations à chaud. Ma première réaction est de rappeler qu’il faut noter que la tendance aux opérations par le net est inéluctable. En ce qui concerne le dossier Marmara, nous allons l’examiner lors de notre prochaine réunion ».
web : les agences belges ne lui disent pas merci...
Quant aux associations professionnelles
La première réaction des associations professionnelles d’AGV belges a été de déclarer qu’il s’agissait là d’un problème purement commercial. Mais poussées dans leurs retranchements, les langues se délient...
Pour Jan Van Steen, président du BTO, l’association des grandes AGV : « Internet est devenu un acteur dans les différentes formes de distribution. Les intermédiaires et les fournisseurs doivent trouver un modus vivendi acceptable par tous permettant à chacun de trouver des bénéfices. »
Moins langue de bois, Luc Demuynck, président du VVR, l’association des AGV flamandes rappelle que « Bien que notre association n’a pas encore pris de décision, je sais que plusieurs AGV flamandes ont décidé de ne plus proposer Marmara. »
Enfin Jean Philippe Cuvelier, président de l’UPAV, l’union professionnelle des AGV francophones note qu'il « est anormal que les agences doivent faire indirectement la pub pour les sites de vente directe des TO. Aux TO qui agissent ainsi, je dis que cela manque d’élégance… »
Enfin, plusieurs des personnes interrogées pensent que cette manière de faire pourrait avoir été dictée depuis Paris : « Si Marmara vend bien en France via Internet, ce TO doit comprendre qu’en Belgique les comportements des marchés sont différents. C’est à lui de se plier aux règles belges et pas l’inverse. »
Michel GHESQUIERE à Bruxelles - michel.ghesquiere@skynet.be
La première réaction des associations professionnelles d’AGV belges a été de déclarer qu’il s’agissait là d’un problème purement commercial. Mais poussées dans leurs retranchements, les langues se délient...
Pour Jan Van Steen, président du BTO, l’association des grandes AGV : « Internet est devenu un acteur dans les différentes formes de distribution. Les intermédiaires et les fournisseurs doivent trouver un modus vivendi acceptable par tous permettant à chacun de trouver des bénéfices. »
Moins langue de bois, Luc Demuynck, président du VVR, l’association des AGV flamandes rappelle que « Bien que notre association n’a pas encore pris de décision, je sais que plusieurs AGV flamandes ont décidé de ne plus proposer Marmara. »
Enfin Jean Philippe Cuvelier, président de l’UPAV, l’union professionnelle des AGV francophones note qu'il « est anormal que les agences doivent faire indirectement la pub pour les sites de vente directe des TO. Aux TO qui agissent ainsi, je dis que cela manque d’élégance… »
Enfin, plusieurs des personnes interrogées pensent que cette manière de faire pourrait avoir été dictée depuis Paris : « Si Marmara vend bien en France via Internet, ce TO doit comprendre qu’en Belgique les comportements des marchés sont différents. C’est à lui de se plier aux règles belges et pas l’inverse. »
Michel GHESQUIERE à Bruxelles - michel.ghesquiere@skynet.be