Réactions de Lucien Sameli (EDV Med) et Jean-Pierre Mas (EDV) aux mesures dévoilées par M. Véran - DR
Mercredi 23 septembre 2020, Olivier Véran le ministre de la Santé s’est exprimé, avec la tête des mauvais jours et de nombreuses courbes, pour expliquer ses nouvelles mesures.
Faisant face à une épidémie qui ne semble pas vouloir ralentir, selon le membre du gouvernement, le ministre n’a pas eu d’autre choix que de donner un énième tour de vis pour les territoires d’Aix-Marseille et la Guadeloupe.
Celui-ci est plus radical et se rapproche d’un reconfinement partiel des populations.
Les bars et restaurants seront de nouveau fermés, à partir de samedi 26 septembre 2020.
La France se recroqueville, le climat devient de plus en plus anxiogène, deux phénomènes qui auront « un impact énorme sur l’économie et les déplacements » selon Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage.
Faisant face à une épidémie qui ne semble pas vouloir ralentir, selon le membre du gouvernement, le ministre n’a pas eu d’autre choix que de donner un énième tour de vis pour les territoires d’Aix-Marseille et la Guadeloupe.
Celui-ci est plus radical et se rapproche d’un reconfinement partiel des populations.
Les bars et restaurants seront de nouveau fermés, à partir de samedi 26 septembre 2020.
La France se recroqueville, le climat devient de plus en plus anxiogène, deux phénomènes qui auront « un impact énorme sur l’économie et les déplacements » selon Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage.
« Nous sommes repartis pour une très mauvaise période économique, » selon Jean-Pierre Mas (EDV)
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« Je ne suis pas compétent pour commenter les décisions de M. Véran et pour dire si elles sont adaptées à la situation sanitaire.
Ce que je sais, c'est qu'elles auront un impact énorme sur l’économie et les déplacements.
Elles vont contribuer à accroître le climat anxiogène qui était déjà bien établi, du fait qu’on laisse la parole aux scientifiques, ces derniers ont pris le pas sur les politiques.
Ce climat anxiogène s’accroît et tout ce qui est anxiogène pousse les populations à se recroqueviller sur elles-mêmes, à ne pas se déplacer et se protéger.
Nous sommes repartis pour une très mauvaise période économique, que nous sentions venir depuis plusieurs jours.»
Ce que je sais, c'est qu'elles auront un impact énorme sur l’économie et les déplacements.
Elles vont contribuer à accroître le climat anxiogène qui était déjà bien établi, du fait qu’on laisse la parole aux scientifiques, ces derniers ont pris le pas sur les politiques.
Ce climat anxiogène s’accroît et tout ce qui est anxiogène pousse les populations à se recroqueviller sur elles-mêmes, à ne pas se déplacer et se protéger.
Nous sommes repartis pour une très mauvaise période économique, que nous sentions venir depuis plusieurs jours.»
« Les réservations qui étaient déjà très basses vont se tarir » Lucien Salemi (EDV Med)
« Nous sommes très impactés par les annonces d’Olivier Véran et ce n’est pas seulement Marseille, mais toutes les Bouches-du-Rhône.
C’est une très mauvaise nouvelle pour l’ensemble des acteurs économiques, y compris les agents de voyages.
Tous nos adhérents du département, les agences qui seront touchées. Elles ne seront pas fermées à nouveau, comme ce fut en mars et avril.
Ceci étant dit le climat de morosité ambiant depuis début septembre ne cesse de se renforcer. Par rapport à ce constat, cela justifie d’autant plus les demandes que nous faisons auprès du secrétaire d’Etat au Tourisme Monsieur Lemoyne.
Nous demandons que le chômage partiel soit reconduit au minimum jusqu’à la fin de l’année et à 100%. C’est plus que jamais d’actualité.
Par rapport au fonds de solidarité, le plancher fixé était bien trop haut pour de nombreuses agences, nous souhaitons qu’il soit supprimé.
Pour finir, la demande la plus urgente, étant les exonérations de charges sociales. Il faut réellement que nous ayons une aide rapide, car nos trésoreries sont exsangues.
Pour tout vous dire, notre chiffre d’affaires se situe actuellement à 5% de ce que nous faisions l’année dernière.
Avant même cette prise de décision, le climat était plus qu’anxiogène et ces dernières n’ont fait que le renforcer. La population n’est pas dans l’esprit de partir en voyage, au moment où nous nous replions sur nous-mêmes.
Les réservations qui étaient déjà très basses vont se tarir. Il y en aura de moins en moins. Le maintien du chômage partiel est dans ces conditions une obligation.
Même les clients qui ont envie de partir, entre les destinations fermées, les résultats qui arrivent en retard, ce n’est pas possible.
Notre métier n’est pas seulement tourné vers l’outgoing, depuis juin de nombreuses agences se sont intéressées aux réceptifs français, pour envoyer leurs clients en France.
A partir du moment, où les bars et les restaurants sont fermés dans les Bouches-du-Rhône, aujourd’hui les clients n’auront pas envie de venir ici.
Aujourd’hui tout le monde est perdant. Tous les efforts faits par le CRT (Comité régional du tourisme) et les agences de voyages sont sabordés.
Le gouvernement nous a beaucoup aidés, mais il doit continuer, car s’il arrête, l’effort aura été inutile. Nous ne pouvons pas seulement avoir seulement une vision à court terme, il sera important de bosser sur notre transition écologique.
Une fois la crise passée, dès 2022 le tourisme durable ne sera plus une option, mais une obligation. Lors du 1er conseil d'administration des EDV, la semaine prochaine à Paris, je vais demander la création d'une commission pour travailler sur notre transition écologique.
Le tourisme doit devenir durable et responsable. Nous avons besoin d'aide pour cela, ça tombe bien, des spécialistes et des experts sont disponibles en France.
Ces ressources humaines doivent nous être accessibles et cela doit être fait très prochainement, pour mener à bien notre transition.
Les agences ne vont rien lâcher, elles se bagarrent. Nous ne vivons pas que dans le désespoir. Nous sommes plongés dans un climat anxiogène dont nous ne voyons pas la fin.
L’année prochaine nos bilans seront catastrophiques, avec des pertes supérieures aux capitaux propres, nous serons dans l’obligation de recapitaliser.
Les agences n’auront en 2021, pas rentré d’argent depuis quasiment un an, comment ferons-nous ? Nous allons avoir besoin à ce niveau aussi.
Nous nous devons de réinventer nos métiers, en travaillant avec Atout France, pour nous régénérer.»
C’est une très mauvaise nouvelle pour l’ensemble des acteurs économiques, y compris les agents de voyages.
Tous nos adhérents du département, les agences qui seront touchées. Elles ne seront pas fermées à nouveau, comme ce fut en mars et avril.
Ceci étant dit le climat de morosité ambiant depuis début septembre ne cesse de se renforcer. Par rapport à ce constat, cela justifie d’autant plus les demandes que nous faisons auprès du secrétaire d’Etat au Tourisme Monsieur Lemoyne.
Nous demandons que le chômage partiel soit reconduit au minimum jusqu’à la fin de l’année et à 100%. C’est plus que jamais d’actualité.
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Notre métier n’est pas seulement tourné vers l’outgoing, depuis juin de nombreuses agences se sont intéressées aux réceptifs français, pour envoyer leurs clients en France.
A partir du moment, où les bars et les restaurants sont fermés dans les Bouches-du-Rhône, aujourd’hui les clients n’auront pas envie de venir ici.
Aujourd’hui tout le monde est perdant. Tous les efforts faits par le CRT (Comité régional du tourisme) et les agences de voyages sont sabordés.
Le gouvernement nous a beaucoup aidés, mais il doit continuer, car s’il arrête, l’effort aura été inutile. Nous ne pouvons pas seulement avoir seulement une vision à court terme, il sera important de bosser sur notre transition écologique.
Une fois la crise passée, dès 2022 le tourisme durable ne sera plus une option, mais une obligation. Lors du 1er conseil d'administration des EDV, la semaine prochaine à Paris, je vais demander la création d'une commission pour travailler sur notre transition écologique.
Le tourisme doit devenir durable et responsable. Nous avons besoin d'aide pour cela, ça tombe bien, des spécialistes et des experts sont disponibles en France.
Ces ressources humaines doivent nous être accessibles et cela doit être fait très prochainement, pour mener à bien notre transition.
Les agences ne vont rien lâcher, elles se bagarrent. Nous ne vivons pas que dans le désespoir. Nous sommes plongés dans un climat anxiogène dont nous ne voyons pas la fin.
L’année prochaine nos bilans seront catastrophiques, avec des pertes supérieures aux capitaux propres, nous serons dans l’obligation de recapitaliser.
Les agences n’auront en 2021, pas rentré d’argent depuis quasiment un an, comment ferons-nous ? Nous allons avoir besoin à ce niveau aussi.
Nous nous devons de réinventer nos métiers, en travaillant avec Atout France, pour nous régénérer.»