
Tendances de consommation : une consommation réfléchie, modérée, sensible au gaspillage, capable et désireuse de respecter le vivant dans son ensemble - Depositphotos.com Auteur chingyunsong
Vous pouvez acheter cet article à l'unité pour le prix de 3,99 € en cliquant ICI ou vous abonner pour 83€ TTC par an.
Une fois de plus, ce sont les Français qui sont le plus pessimistes sur la situation de leur pays et leur situation personnelle.
Une constante historique depuis que le baromètre existe qu’expliquent aussi les turbulences de notre situation politique.
Résultat : la note moyenne attribuée à la santé de leur pays est de 4.6 pour nos compatriotes et de 5.2 pour l’ensemble des pays étudiés. Une sacrée différence.
Pouvoir d’achat : pas terrible !

Mais, notons que 7 personnes sur 10 se plaignent de ne pas pouvoir disposer de ressources financières suffisantes pour consommer. Et dans le détail, les mêmes pays, les mêmes catégories sociales et les mêmes générations se trouvent confrontés à cette difficulté.
Intentions d’achat en berne
Au niveau des intentions d’achat, qui dit baisse du pouvoir d’achat, dit raisonnablement baisse des intentions d’achat.
Les Européens envisageant d’augmenter leurs dépenses en 2025 ne sont donc que 43%. Tandis qu’en France où l’on considère pourtant que l’inflation a été relativement maîtrisée, 41 % de nos compatriotes seulement estiment être sur le point de dépenser un peu plus.
Les Européens envisageant d’augmenter leurs dépenses en 2025 ne sont donc que 43%. Tandis qu’en France où l’on considère pourtant que l’inflation a été relativement maîtrisée, 41 % de nos compatriotes seulement estiment être sur le point de dépenser un peu plus.
Les bas de laine se remplissent
Depuis 2019, les Européens se montrent relativement doués pour l’épargne. Une attitude de précaution qui s’explique par la volonté de conserver une latitude budgétaire alors que les déficits publics n’ont jamais été aussi élevés.
Alors qu’en 2025, 55 % des Européens souhaitent mettre davantage d’argent de côté, les Français ne sont que 43% dans ce cas. Loin derrière les Roumains (67%) ou les Britanniques qui sont 65 % dans cette situation.
A lire aussi : Consommation, un avenir en demi-teinte
Alors qu’en 2025, 55 % des Européens souhaitent mettre davantage d’argent de côté, les Français ne sont que 43% dans ce cas. Loin derrière les Roumains (67%) ou les Britanniques qui sont 65 % dans cette situation.
A lire aussi : Consommation, un avenir en demi-teinte
Une image négative de la consommation se dessine
Autres éléments importants : Dans un contexte économique instable, ce qui devait arriver arrive. L’époque où la consommation était constituante du statut social d’une population est en train de s’éteindre. Sous les coups de boutoir des médias de plus en plus concernés par les problèmes environnementaux, du commerce en ligne, du commerce vintage, de la location en place de l’achat, et devant le spectacle de la misère humaine, un sentiment de culpabilité s’est créé.
La perception globale d’une consommation porteuse d’impressions négatives touche 6 Européens sur 10 et 70% des Français. Un record égalé par les Portugais. En tête des récriminations, le gaspillage constant et les excès sont dénoncés par les Européens qui considèrent qu’il faut « consommer juste comme il faut, ni trop, ni trop peu, tels de véritables stratèges ».
Cependant, lorsqu’il s’agit d’évaluer leur propre consommation, les avis sont plus nuancés : alors que 4 Européen sur 10 estiment avoir consommé davantage, 32 % des Français et 29 % des Allemands se reprochent une surconsommation de biens.
La perception globale d’une consommation porteuse d’impressions négatives touche 6 Européens sur 10 et 70% des Français. Un record égalé par les Portugais. En tête des récriminations, le gaspillage constant et les excès sont dénoncés par les Européens qui considèrent qu’il faut « consommer juste comme il faut, ni trop, ni trop peu, tels de véritables stratèges ».
Cependant, lorsqu’il s’agit d’évaluer leur propre consommation, les avis sont plus nuancés : alors que 4 Européen sur 10 estiment avoir consommé davantage, 32 % des Français et 29 % des Allemands se reprochent une surconsommation de biens.
Le principe de plaisir tient la corde
Mais, au fait, pourquoi consommer ?
Eh bien, c’est simple : se faire plaisir et assurer son confort sont les deux principales motivations d’achat des Européens, citées respectivement par 84 % et 83 % des répondants. Et cela quels que soient les revenus et les niveaux sociaux concernés.
Mais, si le duo plaisir et bien-vivre récolte les suffrages de 7 personnes sur 10, remarquons une dématérialisation progressive. Désormais ce sont les services divers, loisirs, plateformes vidéo ou streaming qui s’imposent depuis la sortie de la crise sanitaire.
Sur la notion de plaisir, les Britanniques se distinguent avec un « petit » 61 %. Les Portugais et les Français, eux, étant plus réticents à se projeter dans le bien-vivre.
Eh bien, c’est simple : se faire plaisir et assurer son confort sont les deux principales motivations d’achat des Européens, citées respectivement par 84 % et 83 % des répondants. Et cela quels que soient les revenus et les niveaux sociaux concernés.
Mais, si le duo plaisir et bien-vivre récolte les suffrages de 7 personnes sur 10, remarquons une dématérialisation progressive. Désormais ce sont les services divers, loisirs, plateformes vidéo ou streaming qui s’imposent depuis la sortie de la crise sanitaire.
Sur la notion de plaisir, les Britanniques se distinguent avec un « petit » 61 %. Les Portugais et les Français, eux, étant plus réticents à se projeter dans le bien-vivre.
Voyages et escapades seraient privilégiés
Mais, enfin, une bonne nouvelle : le plaisir passe tout de même par l’évasion : un tiers des Européens selon cette enquête privilégie les voyages et les escapades.
On observe cependant des choix plus tranchés entre, d’un côté des Suédois et des Italiens (44 % et 42 %) très partants et, de l’autre, des Polonais et des Roumains plus casaniers (24 % et 25 %).
Les dépenses en vêtements et en alimentation suivent, renvoyant à une consommation nécessaire. Quant à l’envie de sortir, elle est bien là. Quel que soit le prix que l’on y mettra.
Lire aussi : Futuroscopie - 2024 : consommation et temporalités sens dessus-dessous
On observe cependant des choix plus tranchés entre, d’un côté des Suédois et des Italiens (44 % et 42 %) très partants et, de l’autre, des Polonais et des Roumains plus casaniers (24 % et 25 %).
Les dépenses en vêtements et en alimentation suivent, renvoyant à une consommation nécessaire. Quant à l’envie de sortir, elle est bien là. Quel que soit le prix que l’on y mettra.
Lire aussi : Futuroscopie - 2024 : consommation et temporalités sens dessus-dessous
Nous sommes donc bien entrés dans une ère d’éco modernité
In fine, nous sommes donc bien entrés dans une ère nouvelle de la consommation. Après la modernité ( consommation utilitaire), la post-modernité ( consommation ostentation), l’hyper-modernité ( consommation du bien être pour soi), c’est ce que nous appelons l’éco-modernité qui prend le relais. Soit une consommation réfléchie, modérée, sensible au gaspillage, capable et désireuse de respecter le vivant dans son ensemble.
Confirmant ce point de vue : l’auteur de l’étude Cetelem Flavien Neuvy conclut aussi : « Si la consommation n’est probablement plus, en Europe du moins, cet outil de valorisation et de mise en avant de la réussite personnelle qu’elle incarnait auparavant, elle est appelée à évoluer, lentement mais sûrement.
Elle s’accorde ainsi à l’air du temps et aux impératifs liés à l’avenir de la planète et à des progrès technologiques prométhéens. Il est difficile de parier sur une moindre consommation, mais plutôt sur une consommation différente au sein de laquelle les services vont s’épanouir ».
Bon augure pour le tourisme durable !
Confirmant ce point de vue : l’auteur de l’étude Cetelem Flavien Neuvy conclut aussi : « Si la consommation n’est probablement plus, en Europe du moins, cet outil de valorisation et de mise en avant de la réussite personnelle qu’elle incarnait auparavant, elle est appelée à évoluer, lentement mais sûrement.
Elle s’accorde ainsi à l’air du temps et aux impératifs liés à l’avenir de la planète et à des progrès technologiques prométhéens. Il est difficile de parier sur une moindre consommation, mais plutôt sur une consommation différente au sein de laquelle les services vont s’épanouir ».
Bon augure pour le tourisme durable !
En résumé : des chiffres clés
Autres articles
-
Le tourisme appelé au chevet de la planète [ABO]
-
Futuroscopie - Croisières musicales : « Alors on danse ! » [ABO]
-
Futuroscopie - Voyages avec ma mère, mon père, ma tante... [ABO]
-
Futuroscopie - Vengeance animale : la faute à Youtube, Insta... et les autres [ABO]
-
Futuroscopie - Wellness au Proche-Orient : Google, ChatGPT et moi... [ABO]
- Pour 73 % des Européens, la consommation globale a augmenté par rapport à il y a 10 ans
- La perception globale de la consommation est porteuse d’impressions négatives pour 6 Européens sur 10. Les notions de gaspillage et d’excès sont les marqueurs d’une certaine culpabilité face aux impacts d’une surconsommation.
- Pour la grande majorité des Européens, le plaisir (70%) et le bien- vivre (67 % sont moteurs.
- 9 Européens sur 10 pourraient envisager de consommer moins
- 6 Européens interrogés sur 10 jugent ne pas avoir les moyens de consommer comme ils l’entendent.
Méthodologie de l’enquête : Les terrains de l’enquête consommateurs quantitative ont été conduits par Harris Interactive du 4 au 14 novembre 2024 dans 10 pays d’Europe : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni et Suède. Au total, 10 792 personnes ont été interrogées en ligne (mode de recueil CAWI).
- La perception globale de la consommation est porteuse d’impressions négatives pour 6 Européens sur 10. Les notions de gaspillage et d’excès sont les marqueurs d’une certaine culpabilité face aux impacts d’une surconsommation.
- Pour la grande majorité des Européens, le plaisir (70%) et le bien- vivre (67 % sont moteurs.
- 9 Européens sur 10 pourraient envisager de consommer moins
- 6 Européens interrogés sur 10 jugent ne pas avoir les moyens de consommer comme ils l’entendent.
Méthodologie de l’enquête : Les terrains de l’enquête consommateurs quantitative ont été conduits par Harris Interactive du 4 au 14 novembre 2024 dans 10 pays d’Europe : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni et Suède. Au total, 10 792 personnes ont été interrogées en ligne (mode de recueil CAWI).

Josette Sicsic - DR
Journaliste, consultante, conférencière, Josette Sicsic observe depuis plus de 25 ans, les mutations du monde afin d’en analyser les conséquences sur le secteur du tourisme.
Après avoir développé pendant plus de 20 ans le journal Touriscopie, elle est toujours sur le pont de l’actualité où elle décode le présent pour prévoir le futur. Sur le site www.tourmag.com, rubrique Futuroscopie, elle publie plusieurs fois par semaine les articles prospectifs et analytiques.
Contact : 06 14 47 99 04
Mail : touriscopie@gmail.com
Après avoir développé pendant plus de 20 ans le journal Touriscopie, elle est toujours sur le pont de l’actualité où elle décode le présent pour prévoir le futur. Sur le site www.tourmag.com, rubrique Futuroscopie, elle publie plusieurs fois par semaine les articles prospectifs et analytiques.
Contact : 06 14 47 99 04
Mail : touriscopie@gmail.com